Ce sera un livre

C'est un roman scié.

Toutes les dates et heures de postages sont purement fictives et utilisées dans le seul but d'ordonner les chapitres.

vendredi, avril 14, 2006

Chapitre premier

Nous devons tirer des enseignements des grands maîtres du passé, tels que Corona, qui nous dit si sagement This is the rythm of the night.
C'est ce que se disait Jean-Luc, la mouette, en recherchant désespérément Paule, l'insultante cacaouète, dans le but avoué de « lui en coller une ».

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jeudi, avril 13, 2006

Chapitre deux

Xavier se promène par ce temps moyen. Il pense à ce qu'il pourrait avoir en tête. Il trouve que la rue dans laquelle il est en train de passer sent la pâte à modeler. Non, ce n'est pas tout à fait ça. Ça sent la crêpe. Au sucre. La pâte à modeler et la crêpe au sucre. Il ignore qu'il va tomber...

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mercredi, avril 12, 2006

Chapitre trois

Flânant dans une boutique de musique, Jules assiste à un atermoiement assez sec entre une vendeuse à la caisse et ce qu'il suppose être le directeur. Géné de regarder, Jules est de dos à la scène mais il écoute tous les sons qui en résultent. « Il y a de l'orage dans l'air », se dit-il.

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mardi, avril 11, 2006

Chapitre quatre

Jean-Luc plonge mais remonte vite. Fausse alerte, c'était un pépin.

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lundi, avril 10, 2006

Chapitre cinq

Jules mange dans un fast-food en prenant tout son temps. Les hostilités ne commencent qu'à 20 heures 30. Il a conscience qu'il grossira avec ces frites, cette boisson gazéïfiée à l'orange, ces deux sandwiches aux trois fromages et cette crème glacée au caramel avec les noix de pécan.
Plus ça va, plus la boisson a un goût de trognon de pomme. Sans doute l'influence sur les papilles des noix de pécan. En face de lui, Jules constate que deux filles quelconques s'en sont allées, mais que peu de temps après, un couple mixte l'a remplacé. Elle explique le blocus au garçon qui lui fait face, et Jules est d'accord, d'ailleurs il en tâche son carnet.
Pendant ce temps, la végétation pousse.

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dimanche, avril 09, 2006

Chapitre six

À un instant près, il était trop tard. Mais il n'a pas été trop tard. Xavier a croisé le regard d'une fille merveilleuse aux cheveux dont on devinait la douceur rien qu'en les regardant. Son cœur bât la chamade, mais le bus dans lequel elle est s'en va déjà.
Pour une fois, Xavier regrette vraiment d'avoir autre chose à faire.

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samedi, avril 08, 2006

Chapitre sept - Rêve n°1

Rêve du 2 mai 2006, lu et désapprouvé.

L'épreuve finale de l'examen du code de la route se passe comme suit, c'est à dire presque comme l'examen du permis. Une voiture encastrée dans un mur à une certaine hauteur, et il n'y a que la partie avant qui sort. Il sort à l'intérieur d'une espèce de chapiteau, ou un rond-point..? Difficile de dire ce que c'est, en fait, mais c'est rond et ouvert sur l'extérieur.
Il n'y a qu'un seul mur, tangeant à cette zone circulaire, et de ce mur émerge la voiture.
Là, en faisant une manœuvre que j'ai déjà oubliée (mais il fallait appuyer sur les pédales), on génère un cercle de fumée fine et rouge autour du tracé du rond-point, à environ 2,40 m du sol.

Une musique de fond commence à retentir. Dans mes souvenirs, c'est l'Aigle Noir de Barbara. Je fais le tour du cercle de fumée en marchant dessus, et en remanquant qu'il n'y a pas de gradins mais tout de même trois spectateurs dont deux inconnus (en fait y'en a deux que j'étais sûr de ne pas connaître, le troisième je n'ai pas fait attention).

Je mène à terme le premier tour avec brio, j'arrive à la voiture juste pour un break musical dans la chanson. J'ai juste le temps d'insister encore un coup sur la pédale car la fumée s'est pratiquement toute dissipée maintenant Je dois refaire le tour dés que la partie chantée recommence, et continuer comme ça jusqu'à la fin de la chanson.

Trop en confiance parce que le premier tour était réussi, je descend du cercle à court d'élan, après en avoir parcouru les trois quarts. Je marche sur le goudron le quart de cercle restant puis saute dans la voiture.
==/ FIN DE L'ENREGISTREMENT /==

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vendredi, avril 07, 2006

Chapitre huit

Tout semble pareil, mais tout à changé.
Personne n'a rien senti, personne n'a rien vu, mais pour Xavier, c'est un cri qui a retentit, en plein milieu de cette nuit.
Un cri déchirant, qui lui fait un petit peu peur, mais qui permettra à son petit cœur abimé d'aller bien mieux.
Cri silencieux, auquel répond une obscurité rassurante.

Pendant ce temps, Morgane tourne dans son lit, ouvre les yeux et se rend compte de tout.

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jeudi, avril 06, 2006

Chapitre neuf

« Je me demande à quoi je sers, dit Jules. Je sais à quoi je ne sers pas. Je sais que ni je sers, ni je serre. Non, je ne serre personne au creux de mes bras. Il y a ces temps de flottement où je me dis que j'aimerais être ailleurs. Partir, rejoindre un tarmac, prendre un bateau, me perdre au fond de l'océan.
Partout autour, il y a de la tension et je n'aime pas ça. Des fois, on aimerait avoir une autre vie. Qu'en penses-tu ? »
« Oh, tu sais, je suis celte mais je ne suis qu'une noix de pécan », répondit Envelig.
« Je vous déteste et vous êtes cons. », ajouta Paule, définitive.

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mercredi, avril 05, 2006

Chapitre dix

Xavier a de la douceur dans les yeux et dans la tête. Il a envie de sourire. Oh bien sûr, il lui manque tout un tas de choses, il a le sentiment d'être tombé amoureux comme un idiot et en plus il aurait bien besoin de se couper les ongles.
Il sourit en imaginant un monde où il aurait la possibilité de se débarasser de son surplus d'idées noires (ou plus exactement bleu marine) en se coupant les ongles, les cheveux.
Et là Xavier divague complètement et envisage aussi de se couper les mains. Il se fait juste à temps la reflexion que ce serait plutôt le genre de truc qui rend la vie moins pratique.
«Faut absolument que je passe chez Charlotte», se dit-il.
Il déplace son regard de ses ongles vers la fenêtre, émet un « Bon ! » et fait craquer ses doigts.
Il est temps de ranger un peu. Ranger tout ce qui est rangeable... pour l'instant.
Et il appellerait bien Jean-Luc, mais les mouettes n'ont pas de téléphone.

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mardi, avril 04, 2006

Chapitre 11

Charlotte se sent boostée en ce vendredi soir... Peut-être que son esprit part en vrille parce qu'elle ne dort pratiquement plus les nuits. Il paraît que ça joue dans le bon fonctionnement du cerveau, elle a vu ça dans une revue scientifique, à la télévision, ou alors c'est un ami qui l'a dit. Elle se dit que vraiment, il est temps de déclencher les choses avant qu'il y ait un mort dans l'histoire et qu'on regrette de ne pas savoir qui ressentait réellement quoi pour qui. Bref, ça change le déclic, est Charlotte est bien décidée à l'exprimer pour que les choses changent.

Bref, à la sortie du tramway, elle croise Jules, et lui fait juste un bonjour discrètement. Puis elle marque un arrêt, se retourne, attrappe Jules par le col et l'envoie valdinguer dans des poubelles adjacentes, qui n'avaient rien demandé à personne.

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lundi, avril 03, 2006

Chapitre 12

Alors, j'y suis allé. J'ai laissé tomber Jules dans ces poubelles, j'ai caché Charlotte dans un endroit où elle ne pouvait pas se vexer qu'une autre (qui est «l'une») n'aime pas son prénom, et j'ai laissé faire Xavier, du moins je lui ai fait confiance.

Il faisait beau ce matin. C'était un matin de mars, et je m'étais lancé dans ma grande idée de vérité, vérité qui ne pouvait que se faire concrétiser les projets sur la lune.

Bref, après s'être fait de fausse idées sur une fille ou l'autre, la vérité a sauté aux yeux de Xavier. Il a compris ce qu'il se passait vraiment entre cette inconnue et lui, il s'est rendu compte qu'elle lui faisait un effet que personne d'autre ne savait faire, bref, il est tombé amoureux comme on tombe de vélo. Ça égratine un peu, mais on est quasiment sûr qu'à l'avenir ça ne pourra que bien se passer.

Et puis, il ignorait qu'il allait tomber...

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dimanche, avril 02, 2006

Chapitre 13

Morgane avait lu ça sur le carnet de Xavier :

On dit que tout passe, tout casse, tout lasse.

Moi, rien ne passe. Jamais. Parfois j'y repense (vu que ça passe pas) et j'avoue que ça me casse. Mais jamais ça ne me lasse. Une vie heureuse est une vie savoureuse. Il n'y a pas de saveur si il ne se passe absolument rien et je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que c'est quand il n'arrive rien que c'est bien. Ce qui est bien, c'est l'action, l'émotion, c'est rire, souffrir, s'épanouir, s'évanouir, tomber amoureux, tomber de haut, avoir une vie comme un oscilloscope.

Tant pis alors, il y a des épisodes de ma vie qui ne passeront jamais la phase du simple imaginé, car à côté de ça ce qui se passe, ça n'a rien de normal et de plat, mais c'est beaucoup mieux comme ça.

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